Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le jour où Manuel Aeschlimann a mis fin aux rêves UMP de Cyrille Déchenoix Le jour où Manuel Aeschlimann a mis fin aux rêves UMP de Cyrille Déchenoix Le jour où Manuel Aeschlimann a mis fin aux rêves UMP de Cyrille Déchenoix

Octobre 2012 : à l'approche des élections municipales de mars 2014, l'UMP doit décider de son investiture. Une décision initialement prévue en juin, finalement reportée au mois d'octobre. Manuel Aeschlimann et Cyrille Déchenoix se livrent alors une bataille sans fin afin de d'obtenir le précieux sésame. Pas de primaire en perspective car trop risquée pour l’image du parti mais déjà un bel exploit pour le conseiller général du canton sud d’Asnières : réussir à mettre le doute dans le choix de l’investiture UMP à Asnières.

Déchenoix apparaît pour certains comme l’étoile montante de la droite locale, en atteste le soutien de Thierry le Gac et de son micro parti « réinventons Asnieres » ou encore l’ancien Maire adjoint Serge Danlos. Afin de jouer le rapport de force et recueillir les faveurs de son parti, Cyrille Déchenoix avait la volonté de marquer les esprits en organisant son « Grand Meeting de la Reconquête » le 18 septembre 2013 où le candidat déclaré avait invité pour l'occasion certains barons locaux des Hauts-de-Seine tels que Patrick Devedjian, Thierry Solère, Jacques Gautier, Isabelle Debré et Eric Berdoati.

Malheureusement pour lui, sa rentrée politique ne s'est pas passée comme il le souhaitait... Elle a eu lieu 4 jours avant, le 14 septembre 2013, quand Le Monde nous apprenait que M. Déchenoix était visé par une enquête préliminaire. Le candidat aux élections municipales serait soupçonné de conflits d'intérêt entre son mandat de conseiller général des hauts-de-Seine et sa fonction de directeur commercial qu'il occupe au sein d'une entreprise de service. Selon Le Monde , M. Déchenoix aurait profité de son mandat pour voter l'attribution de nombreux marchés publics à des sociétés clientes de l'entreprise dont il est le directeur commercial. En outre, le conseiller général a permis le doublement de l'aide attribuée par le CG au Racing Métro 92 alors que durant la même période le club de Rugby serait lui aussi devenu client de la société ç laquelle appartient Cyrille Déchenoix.

L'enquête qui vise le Conseiller général fait suite à un signalement fait à l'encontre de l'élu par une contribuable asniéroise. Dans Le Parisien, l'élu en question ne croit pas du tout à cette version et y voit en réalité la marque de son ancien mentor, Manuel Aeschlimann. Cyrille Déchenoix confiait au Parisien que « Cette dénonciation, c’est celle d’un homme aux abois que plus personne ne soutient. Il pratique la politique de la terre brûlée. Il sait qu’il ne peut pas être celui qui rassemble la droite. » Si Manuel Aeschlimann n’est effectivement pas la personne ayant porté l’affaire devant la justice, il n’oublie pas de faire connaître largement cette information auprès des instances dirigeantes de son parti comme en atteste la lettre en date du 11 septembre à destination de Patrick Devedjian, président du département, écrite par Manuel Aeschlimann,consultable ici

Quelques jours plus tard, Manuel Aeschlimann devenait le candidat officiel de l'UMP et mettait fin aux espoirs d'avenir de Cyrille Déchenoix.

Un nouveau nom sur une liste comprenant Yves Cornic, Michel Bokanowski,Frantz Taittinger, Josiane Fischer, Christian Leblond, Olivier Chazoul, Thierry Le Gac....

Un coup dur pour le conseiller général du canton sud d'Asnières qui maintient néanmoins sa candidature, désormais "sans étiquette"

Partager cet article

Repost 0